rêves d\'ailleurs

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en route pour le Nord (malanville - karimama)

une semaine pas comme "les autres" : le grand nord du Bénin : Malanville, Karimama
 
 
autres photos en bas de l'article
 
de Cotonou à Malanville : c'est tout droit !
 
Un bus parti du stade de l'amitié pas loin de chez nous, 6 heures de route, de la musique, des arrêts "tradi" (pipi, dejeuner), chaleur .... normal quoi !
Nous arrivons à parakou, filons au centre Guy Riobé, un accueil hebergement au calme, découverte de la ville.
Parakou n'a rien d'extraordinaire , mais c'est la ville africaine, sympa et vivante. Après la balade nez au vent, nous cherchons un restau dans les immensément longues avenues, et de guère lasse nous nous installons dans une cafétaria ou nous sommes bichonnées par la jeune patronne, qui ira démarcher pour nous notre diner ! à la lueur d'une improbable loupiote, dans la tiedeur de la nuit, on se sent bien. vraiment bien.
d'un coup de zem, on devient experte dans l'art de retrouver nos chemins sans adresse (près de ... à coté du garage X ...), on retoune à Riobé dormir avant la seconde étape de notre pekin express à nous !
 
il faut dire que ç'est roots depuis le depart : si nous sommes sures de trouver des hébergements à Malanville et à parkou, pour Karimama par contre c'est le ?.
Et pour ne pas nous charger, nous emmenons avec nous le minimum vital : chacune un petit sac bandoulière, pas de sac à dos .... just just il faudra faire sa lessive le soir sans faillir si nous ne voulons pas defaillir de mauvaises odeurs !
le lendemain donc, départ, en bus de nouveau, vers Malanville.
Nous y arrivons à la nuit, 21 heures. fatiguées.
Après avoir diner (ho les bons beignets de haricots  et   soupe de mil), nous cherchons
un endroit ou dormir : nos zems nous emmènent  vers un hotel que faute de courage nous "prenons". un peu glauque, tristounet, tant pis, on dort, on dort .....pas de moustiquaire pour ma chambre, la fenêtre non protégée : je suis harcelée par ces sales bêtes et doit passer la nuit enfouie dans
mon sac à viande :))))
le lendemain j'essaierais de faire baisser les prix de ce "bouge".... en vain !
nous partons et trouvons un super hotel, très "classe" malgré son prix raisonnable.
la simplicité , oui, la crasse, non merci !
et là tout se corse !
 
nous nous baladons dans le vaste marché de Malanville, nous marchons vers la frontière, je veux absolument voir le Niger .... puis nous cherchons à partir pour Karimama.
 
sur la frontière
On nous indique qu'il est possible de s'y rendre en pirogue à moteur : des  pinasses qui partent à la fin du marché et livrent les commandes passées par des villageois le long du Fleuve.
On hésite, puis on se decide ! on y va !
 
nous voila parties, avec d'autres voyageurs, uniquement des locaux, sur cette barque chargée à ras bord de marchandises de toute sorte : sacs de grains, tuyaux en
 métal, plaques de tole ondulées, marmites, caisses de??? je ne sais pas :)) quoi.
Nous prenons, comme tout le monde, de quoi boire et manger en cours de route. Nous achèterons aussi, le long du fleuve, au hasard des arrêts-déchargement, des beignets, des gateaux.
le bateau va, d'une rive à l'autre, passer 10 heures à décharger  : les villageois attendent sur la rive, avec des charettes attelées de grands boeufs, des charriots à main, leurs têtes aussi .... tantôt coté Benin, tantôt côté Niger.
 
les arrrivées sont hautes en couleur et exclamations, chacun vérifie sa livraison, on compte et recompte les colis, les sacs.... même la nuit, à la lueur des lampes de poche.
C'est incroyable de voir, dans la nuit noire, le bateau se diriger , silencieux, sur le fleuve, et à je ne sais quel signe sur une rive, se diriger vers celle-ci. pas de débarcadère, rien, juste la rive herbeuse et une trouée de terre.
 
Ainsi nous arriverons à Karimama, vers 1 heure du matin, dans le noir total : karimama étant noté sur la carte, je pensais qu'il y aurait un minimum d'installation, mais non ... la rive, l'herbe, c'est tout.
Il n'y a plus que nous et deux mamas dans la pirogue, avec les bateliers.
 
Nous suivrons, à pied, dans la nuit, les deux vieilles mamas, pour arriver à la "ville". Nous reveillons  un zem local, une mobylette sans éclairage (on s'éclaire avec une torche pour éclairer le chemin devant nous), à 3 sur la moto, on debarque à l'auberge communautaire, vers 2h30 du mat, on reveille le gardien qui nous ouvre des chambres et nous donne des grands bidons d'eau.
je prends une douche, et je m'endors jusqu'au petit matin.
 
une épopée pour nous ! :))
 
le matin voit Agnes se lever en super forme ... et moi aussi, le soleil est là, après l'expédition nocturne, il nous fait un bien fou.
 
dans un von à Karimama
 
nous partons pour le village, y dejeunons (toujours ce super café au lait concentré), y papotons avec les anciens, des familles, des gosses, nous decouvrons un village un peu sahélien, différent de ce que nous avons vu jusque là au Bénin.
 
nous en repartirons l'après-midi, en camion. retour à Malanville.
 
on repart quand Agnes ???


23/05/2012
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